Virus vérace

 

 

Du haut de ses 14 ans, Alessio DeMalita en est certain : c’est bien à une "scène de vérité" qu’il vient d’assister en plein cours de français, dans sa classe de 4e 4. La catastrophe tant redoutée est en train de se produire : le virus vérace a atteint sa commune.

De ce mal qui frappe l’humanité depuis trois mois, on ignore tout, si ce n’est qu’il touche prioritairementles jeunes, qui deviennent ainsi les super-transmetteurs de la maladie. On ne s’aperçoit pas tout de suite qu’on est infecté ; en général, on commence par ressentir une certaine léthargie, puis de l’irritabilité, accompagnée de la pulsion irrépressible d’exprimer ses pensées : on sort à qui veut l’entendre ses "quatre vérités", symptôme qui a donné son nom au virus. Son vecteur de propagation semble étonnamment lié aux paroles émises par les contaminés. On ne quitte donc son foyer qu’avec un bâillon sur les lèvres et un casque anti bruit sur les oreilles. Seul le confinementsemble à même de freiner cette pandémie d’un genre nouveau. Mais pas à l’enrayer, les personnes touchées restant infectées et symptomatiques, même si l’on note quelques rémissions, le plus souvent temporaires : faut-il voir dans ce virus inédit la première maladie incurable qui ne soit pas mortelle ?

 

Ce roman pour la jeunesse (dès 11 ans) est en relecture par un neuroendocrinologue. Après les dernières modifications, il sera envoyé aux ME. Patience !

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