Alexandra B chroniqueuse blogueuse

Alexandra B Chroniqueuse blogueuse - Publications

Ma CHRONIQUE sur le livre de Pascal HOUMARD, intitulé « L’affaire Saint-Roch »

Pour commencer, un petit mot sur l’auteur...

Pascal Houmard est né à Lausanne et enseigne en français, l'histoire et les langues anciennes dans un collège de Suisse romande.

Passionné d'Homère, Pascal Houmard entame la rédaction d'une version parodique de l'Iliade, dont le premier volet "A Troie, on y va !" a été primé en 2017 par les Arts et Lettres de France.

Son roman "L’affaire Saint-Roch", est la seconde enquête de la commissaire Crystal (Antigona Krestaj), cheffe de la Crim' lausannoise, est édité par les Editions Mon Village en août 2018, suite du premier opus "La Surnommeuse". 

Pascal HOUMARD est un écrivain hors du commun, un auteur fraîchement né et son originalité est intéressante. Il nous partage des textes inédits et son penchant pour les divers genres littéraires : science-fiction, nouvelles, plutôt fantastiques ou à portée sociale. 

J'ai découvert cet auteur plus ou moins par hasard, en errant sur le net pour dénicher de nouveaux auteurs dont je n'avais pas encore entendu parler. Pascal HOUMARD étant un auteur Suisse et venant tout juste de publier un roman policier, je l'ai contacté. Il m'a gentiment offert de m'envoyer son livre, afin que je puisse le découvrir et en écrire une chronique. C'est un des premiers écrivains que je n'aurai pas découvert sur un salon et je suis très heureuse de découvrir un tout nouvel univers. Pour ce second opus, je me suis permise de le solliciter à nouveau et c’est avec une grande gentillesse qu’il m’a fait parvenir ce livre pour me permettre l’écriture de cette nouvelle chronique.

Le livre en question et mon avis 

L’on avait découvert Antigona Krestaj dans la tome 1 de la série « Les enquêtes de Crystal », intitulé « La Surnommeuse ». C’est un réel plaisir de retrouver Antigona dans cette suite « L’affaire Saint-Roch ».
La « Surnommeuse » est de retour pour une nouvelle affaire qui vous parlera de Saints, d’index coupés, de messages en latin et le possible retour de la peste en Suisse, et tout cela en conservant les fameux « mots valise » qui me font toujours sourire, à cause de l’originalité et l’imagination de l’auteur.
Fidèle à elle même, mais la découvrant encore plus dans sa sensibilité, Antigona mènera une nouvelle fois l’enquête d’une main de maître.

Ce roman vous surprendra par sa grande originalité, outre les mots valise, vous découvrirez comment les index ont fini dans la gouttière à craies dans une école… mais je ne vous en dirait pas plus.

Il est à préciser que ce livre peut tout à fait se lire si vous n’avez pas lu le premier tome, l’histoire ayant une fin bien à elle. Cependant le premier tome est nécessaire pour en savoir plus sur son héroïne, que je trouve toujours aussi attachante.

En attendant, je vous partage un petit extrait qui vous mettra, je n’en doute pas une seconde, en haleine :

« La classe fut secouée par les rires fatigués de ceux qui ne s’étaient pas encore endormis.
- Maintenant que la leçon de philosophie est terminée, remercia ironiquement l’enseignante, on peut oser espérer que Monsieur Julien daigne se rendre au tableau pour résoudre cette équation ?
Résigné par la détermination que revêtait la formulation aussi ampoulée, l’élève quitta sa chaise et gagna l’ardoise.
- Alors, x2 + 2X + 1 = y – 2, commença à dicter la maîtresse.
- Attendez, Madame, j’ai même pas encore pris de craie et le … Ah, qu’est-ce que c’est ? What the fuck ! Jura t-il en reculant de deux pas.
Croyant à une nouvelle mise en scène de sa part, orchestrée sans doute avec la complicité de Thomas, Madame Bévieux se fâcha tout rouge, le menaça directement d’une heure d’arrêt et le somma de regagner sa chaise et de ne plus se faire entendre jusqu’à la fin du cours. Pour faire tomber son état d’énervement, elle décida d’écrire elle-même l’équation au tableau et, comme elle était bien fâchée, elle piocha dans le bac la plus grosse craie qu’elle entrevit, mais, alors qu’elle attaquait l’ardoise sans succès, elle regarda mieux et s’aperçut qu’elle se servait d’un doigt, un index sec et dur tout recouvert de poussière de craie. Elle lâcha un cri d’effroi et le doigt en même temps.
Plus aucun élève ne dormait dans la classe ... »

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